Formations professionnelles

Afpa agent de sécurité : 175 heures de TFP ou un titre de niveau bac ?

Benoît Masseron 7 min de lecture
Afpa agent de sécurité : briefing 175 heures TFP ou bac

Pour devenir agent de sécurité avec l’Afpa, trois voies sont à comparer : le TFP Agent de prévention et de sécurité, la formation qualifiante Agent de sûreté et de sécurité privée et l’alternance. Le choix dépend de la certification recherchée, du temps disponible et de votre besoin d’expérience en entreprise. Avant de candidater, vérifiez aussi les conditions réglementaires d’accès au métier : réussir la formation ne suffit pas, à lui seul, à autoriser l’exercice.

Trois parcours Afpa, trois façons de préparer son entrée dans le métier

Les intitulés se ressemblent, mais les parcours ne sont pas interchangeables. Le TFP vise une certification professionnelle ciblée ; le titre professionnel apporte une qualification de niveau 4, correspondant au niveau bac. L’alternance prépare ce titre en associant apprentissage en centre et travail en entreprise.

Infographie comparative des formations Afpa pour devenir agent de sécurité
Infographie comparative des formations Afpa pour devenir agent de sécurité
Parcours Durée indicative Certification visée Prix ou organisation
Formation qualifiante Agent de sûreté et de sécurité privée 3 mois environ, soit 420 heures Titre professionnel de niveau 4 3 850 € net de taxe
TFP Agent de prévention et de sécurité 5 semaines environ : 175 heures et 7 heures d’examen Titre à finalité professionnelle de la branche prévention sécurité 1 638 € net de taxe
Agent de sûreté et de sécurité privée en alternance Contrat d’environ 12 mois, dont 455 heures en centre Titre professionnel de niveau 4 Rythme recommandé : 2 semaines en centre et 6 semaines en entreprise

Ces durées et tarifs sont des repères à confirmer pour la session choisie. Pour le TFP, une date de certification au 01/07/2022 est mentionnée ; elle ne remplace pas la vérification de la fiche actuellement applicable auprès de France Compétences.

Choisir selon son projet plutôt que selon la seule durée

Le TFP mérite d’être étudié si vous recherchez un parcours court centré sur la prévention et la surveillance. La formation qualifiante convient davantage à un projet visant le titre professionnel et un apprentissage plus développé. L’alternance permet de confronter les compétences aux situations réelles, à condition de trouver une entreprise d’accueil et de pouvoir suivre le rythme du contrat.

Admission : vérifier les démarches réglementaires avant de s’engager

Une formation annoncée « tout public » n’est pas une formation sans conditions. La sécurité privée est une activité réglementée : l’accès à la formation puis à l’emploi implique des vérifications distinctes. Il faut donc anticiper les démarches, plutôt que découvrir un obstacle administratif au moment de l’entrée en session.

Infographie comparative des formations Afpa pour devenir agent de sécurité
Infographie comparative des formations Afpa pour devenir agent de sécurité

Ne pas confondre certification et carte professionnelle

Le titre professionnel ou le TFP atteste des compétences acquises. La carte professionnelle relève d’une démarche administrative distincte auprès du CNAPS, avec notamment un contrôle des conditions de moralité et d’aptitude professionnelle. Selon votre situation, une autorisation préalable d’entrée en formation peut être nécessaire. Demandez au centre la liste exacte des pièces et l’ordre des démarches avant toute inscription définitive.

La compréhension des consignes, l’expression orale et la capacité à rédiger un compte rendu sont également importantes. Les modalités d’évaluation à l’admission doivent être vérifiées sur la fiche du parcours : ne présumez ni d’un diplôme obligatoire ni d’une dispense sans confirmation.

En alternance, vérifier aussi l’éligibilité au contrat

Les indications de public mentionnent 16 à 29 ans pour l’apprentissage et 16 à 60 ans pour la professionnalisation. Ces bornes doivent être précisées avec un conseiller selon votre statut, les règles du contrat et les dérogations éventuelles. Elles ne constituent pas, à elles seules, une garantie d’éligibilité. Vérifiez aussi quelles missions l’employeur pourra vous confier pendant la préparation du titre.

Ce que la formation prépare réellement à faire sur le terrain

L’agent de sécurité protège les personnes et les biens par la surveillance humaine, le contrôle des accès et la prévention. Il peut travailler en magasin, sur un site industriel, dans un immeuble ou sur un site sensible. Selon le poste, il effectue des rondes, tient un poste fixe, utilise une radio et transmet des informations au poste central de sécurité.

Le travail ne consiste pas à intervenir systématiquement par la force. Il faut observer, repérer un dysfonctionnement, appliquer les consignes, désamorcer un conflit et alerter les interlocuteurs compétents. La déontologie, la confidentialité et l’obligation de réserve encadrent les comportements, tout comme les limites légales des interventions.

Sur un site fréquenté, les arrivées et les départs fonctionnent comme une marée : un accès calme peut devenir un point de congestion à la sortie des bureaux ou lors d’une livraison. Apprendre à repérer ces flux aide à anticiper une file, maintenir un passage dégagé et transmettre une information avant que la situation se tende. Lors d’une visite d’entreprise, demandez quels sont les horaires de forte affluence : ils révèlent souvent mieux les exigences du poste qu’une simple description des locaux.

La prévention incendie et le secours à personnes font aussi partie des compétences à examiner dans le programme. Le SST, sauveteur secouriste du travail, concerne les premiers secours dans le cadre prévu par cette certification ; il ne remplace ni le titre métier ni une qualification spécifique de sécurité incendie.

Enfin, projetez-vous dans les contraintes : station debout, vigilance prolongée, horaires décalés, nuits ou week-ends selon les emplois. Le calme, la ponctualité et la qualité des transmissions comptent autant que l’aisance relationnelle.

Prix et financement : obtenir un devis avant de mobiliser ses droits

Les montants indicatifs de 1 638 € pour le TFP et de 3 850 € pour la formation qualifiante ne correspondent pas nécessairement à votre reste à charge. Une prise en charge totale ou partielle peut être possible selon votre statut, le dispositif mobilisé et la session retenue.

Le CPF peut être utilisé lorsque la formation concernée est éligible et proposée dans les conditions requises. Vérifiez l’intitulé exact de la certification et de la session avant de mobiliser vos droits. Si vous êtes demandeur d’emploi, échangez avec votre conseiller France Travail ; si vous êtes salarié, examinez les possibilités avec votre employeur ou votre interlocuteur formation.

  • Demandez un devis précisant les heures, l’examen et les éventuels frais annexes.
  • Faites confirmer par écrit le financement accordé et le reste à charge.
  • Prévoyez les déplacements, les repas et, si nécessaire, l’hébergement.
  • Vérifiez séparément les conditions de rémunération pendant la formation.

En alternance, demandez comment sont organisés la prise en charge pédagogique, le contrat et la rémunération. Ne comparez pas ce format au seul prix d’une formation en centre : l’engagement avec l’entreprise fait partie du choix.

Passer de la recherche de formation à une candidature concrète

Pour trouver la bonne session Afpa, recherchez les intitulés exacts des parcours, puis vérifiez le centre, les dates et les places disponibles. Une formation présente au catalogue n’est pas nécessairement programmée prochainement près de chez vous.

  1. Choisissez entre TFP, titre professionnel en centre et alternance.
  2. Consultez les rubriques programme, admission et validation de la fiche correspondante.
  3. Contactez un conseiller Afpa au 3936 pour confirmer les prérequis et les sessions.
  4. Préparez les justificatifs demandés et sécurisez les démarches réglementaires.
  5. Validez le financement avant de finaliser votre entrée en formation.

À l’issue du parcours, vous pourrez viser des postes de surveillance, de contrôle d’accès ou de sécurité en magasin, selon les autorisations détenues et les exigences de l’employeur. Les fonctions spécialisées, notamment en sécurité incendie, peuvent nécessiter des qualifications supplémentaires.

Avec l’expérience et des formations complémentaires, une évolution vers la coordination d’équipe, l’encadrement ou la prévention des risques peut s’envisager. Pour choisir votre centre, demandez aussi ses résultats de réussite, ses indicateurs d’insertion et son accompagnement vers les entreprises : ces éléments complètent utilement la comparaison des durées et des tarifs.

Benoît Masseron

Partager cet article

Retour en haut